DPE selon le quartier : Plaine Monceau, Batignolles et Épinettes
Mis à jour : juin 2026

En bref
Hors de l'éco-quartier, le 17e va du grand Haussmannien bourgeois de la Plaine Monceau et des Ternes (passoires de prestige) au faubourg plus modeste des Épinettes, en passant par le village des Batignolles. Le DPE y dépend largement du quartier et de l'âge de l'immeuble, et le bâti ancien (60 % du parc) concentre les passoires.
La Plaine Monceau et les Ternes : le grand Haussmannien
À l'ouest, autour du boulevard Malesherbes et des avenues de Wagram et de Courcelles, la Plaine Monceau et les Ternes alignent un grand Haussmannien bourgeois de la fin du XIXe siècle : pierre de taille, hauts plafonds, grands appartements familiaux. Cette sociologie, proche du 8e et du 16e, va de pair avec un profil énergétique difficile : volumes, simple vitrage d'origine et chauffage ancien donnent souvent des classes E, F ou G, malgré des prix dépassant 11 000 €/m².
Ce sont les « passoires de prestige » du 17e.
Les Batignolles : le village
Au centre, le village des Batignolles, ancien bourg annexé à Paris en 1860, mêle Haussmannien et immeubles de faubourg autour du square des Batignolles (aménagé par Alphand dans les années 1860). Quartier prisé et animé, son bâti est varié : la classe DPE y dépend beaucoup de l'immeuble et de son état de rénovation.
Les Épinettes : le faubourg modeste
Au nord de l'avenue de Clichy, les Épinettes forment un quartier plus populaire, au tissu de faubourg, où l'on trouve aussi la Cité des Fleurs, voie privée de 1847 bordée d'hôtels particuliers et de jardins. Les prix y sont nettement plus bas (autour de 8 800 €/m²), et le bâti ancien, souvent modeste, présente fréquemment des classes D, E ou des passoires.
Rénover sans toucher la façade
Dans tout ce bâti ancien, l'isolation par l'extérieur est rarement possible : façades de pierre de taille, parfois en abords de Monument Historique, alignement sur rue. La rénovation se joue donc par l'intérieur (murs, combles), sur les fenêtres (double vitrage adapté), la ventilation et le chauffage.
En copropriété, ces travaux passent par l'assemblée générale, et un DPE collectif de l'immeuble est désormais requis selon la taille de la copropriété.
Le bon réflexe par quartier
Que vous vendiez un grand Haussmannien de Monceau ou un deux-pièces des Épinettes, le bâti ancien implique souvent le plomb (avant 1949) et l'amiante (avant 1997), en plus du DPE et du termites. Bonne nouvelle : l'état des risques est léger dans le 17e (hors inondation et carrières).
Questions fréquentes
Un grand appartement de la Plaine Monceau est-il souvent une passoire ?
Souvent classé E, F ou G : volumes, hauts plafonds, simple vitrage et chauffage ancien pèsent lourd, malgré des prix très élevés. C'est le paradoxe du grand Haussmannien.
Le DPE est-il meilleur aux Épinettes qu'à Monceau ?
Pas forcément : le faubourg des Épinettes, ancien et modeste, compte aussi beaucoup de D-E et de passoires. Le bâti ancien est énergivore des deux côtés ; seul l'éco-quartier fait exception.
Peut-on isoler par l'extérieur dans la Plaine Monceau ?
Rarement : les façades de pierre de taille, parfois en abords de Monument Historique, l'interdisent le plus souvent. On rénove par l'intérieur, on agit sur les fenêtres et le chauffage.
Sources officielles
- Service-Public.fr : Diagnostic de performance énergétique (DPE) · Obligations, validité et contenu du DPE.
- ADEME : Observatoire des DPE et audits · Statistiques publiques des DPE réalisés en France.
- Géorisques (ministère de la Transition écologique) · État des risques par adresse (inondation, argiles, termites, radon).
- Annuaire officiel des diagnostiqueurs certifiés · Vérifier la certification d'un diagnostiqueur.